ENVIRONNEMENT: la photographie, un moyen de sensibiliser
Mimmy BIGIRIMANA fait partie de ces jeunes qui s’engagent pour une cause environnementale. Très sensible aux jets des déchets non biodégradables, dans des endroits publics, qui polluent l’environnement; cette jeune a commencé un projet intitulé «Tube Heza» où elle s’est engagée à faire la sensibilisation pour conscientiser les gens des effets de cette pratique en vue de protéger et préserver l’environnement.
Détentrice d’un diplôme Bac+3 en Administration et gestion des affaires à l’Université des Grands Lacs; Mimmy BIGIRIMANA, fait la sensibilisation sur la protection de l’environnement plus particulièrement dans le Parc de la Rusizi. Aujourd’hui, la jeune activiste utilise la photographie pour sensibiliser avec pour objectif principal de toucher un grand nombre de Burundais.
Comment t’organises-tu pour faire la sensibilisation?
«Je fais partie de la coopérative culturelle des jeunes engagés pour la conservation et la protection de la nature, basée à Gatumba. Nous avons instauré, avec d’autres associations établies à Gatumba, une journée dédiée à l’environnement où nous nous rendons dans le Parc de la Rusizi; ou ailleurs au bord du Lac Tanganyika, pour des activités de ramassage des déchets non biodégradables, telles les plastiques;
mais également planter des arbres dans le Parc. C’est après ces activités que je donne une séance de sensibilisation», nous confie Mimmy.
Un privilège de porter le titre demoiselle «zéro plastique»
En 2020, Mimmy BIGIRIMANA a été élue demoiselle «zéro plastique» grâce à son projet «Tube heza», projet sélectionné meilleur projet écologique dont le porteur devient ambassadeur pour la sensibilisation contre l’utilisation des plastiques dans le programme zéro plastique; organisé par RC Retraining, subventionné par la SEZ et l’Etat de Bade Wutermberg.
Mimmy BIGIRIMANA lors du concours «demoiselle zéro plastique», éd 2020
«Être demoiselle ‘zéro plastique’ durant cette période, m’as permis de faire des séances de sensibilisation ailleurs. Je citerai au Lycée du Lac Tanganyika, à l’école fondamentale de Gatumba I et II, au Lycée Scheppers et à l’ECOFO I de Bubanza où j’étais en compagnie avec l’équipe RC Retraining. Je procédais aux séances de sensibilisation sur les méfaits des plastiques ainsi qu’à l’installation des poubelles pour le triage des déchets biodégradables et non biodégradables. Le but de ces tournées dans les écoles était pour que les élèves prennent conscience dès le bas âge l’importance de ne pas jeter les plastiques n’importe où», raconte-t-elle.
Qu’est- ce qui t’as poussé à utiliser la photographie?
«Pour moi, comme l’on dit souvent; une image vaut mille mots», affirme Mimmy BIGIRIMANA. «Avant je faisais la sensibilisation surtout ici dans cette partie de Gatumba. Après un certain temps, j’ai souhaité porter ma voix au-delà et l’idée m’est venue d’utiliser la photographie comme moyen le plus efficace d’atteindre un grand nombre de Burundais. Aujourd’hui, je continue à faire la sensibilisation à travers les images que je publie sur mes différentes plateformes», poursuit-elle.
Selon elle, les images ont le pouvoir de porter la voix loin et peuvent plus facilement nous faire comprendre notre impact sur l’environnement.
Photo prise par Mimmy BIGIRIMANA
Notons que ce projet de Mimmy BIGIRIMANA de sensibiliser à travers la photographie rentre dans la continuité de son projet «Tube heza» soutenu par RC Retraining, subventionné par la SEZ et l’Etat de Bade Wurtemberg.